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Le système de prévoyance suisse repose sur trois piliers. Le 1ᵉʳ pilier (AVS/AI) couvre les besoins vitaux et est obligatoire, le 2ᵉ pilier (LPP) maintient un niveau de vie adéquat et est obligatoire pour les salariés, et le 3ᵉ pilier est une prévoyance privée facultative. Ce dernier sert à combler les lacunes de revenus à la retraite ou en cas d’invalidité, il est encouragé par des avantages fiscaux. En 2026, cette prévoyance individuelle devient plus stratégique que jamais grâce à la possibilité d’effectuer des rachats rétroactifs de cotisations 3a et à la stabilisation des plafonds de versement. La question qui revient souvent est : faut‑il choisir le 3ᵉ pilier A (lié) ou le 3ᵉ pilier B (libre) ?
Le 3ᵉ pilier permet de compléter les revenus garantis par les 1ᵉʳ et 2ᵉ piliers afin de préparer sa retraite, financer un projet immobilier ou couvrir ses proches en cas de décès. En mettant en place une épargne régulière et en bénéficiant d’un cadre fiscal privilégié, vous pouvez lisser vos impôts et vous constituer un capital pour réaliser vos projets de vie. Depuis 2026, il est même possible de combler des « trous » de cotisation : les personnes n’ayant pas atteint le montant maximal 3a peuvent effectuer des versements rétroactifs pour l’année fiscale précédente, déductibles du revenu imposable.
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Prendre rendez-vousLa prévoyance privée se décline en deux catégories :
C’est une épargne encadrée par la loi : le montant versé chaque année est plafonné, les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite (ou libérables sous conditions précises) et les cotisations sont déductibles du revenu imposable. En 2026, le montant maximal reste le même qu’en 2025 : 7 258 CHF par an pour les personnes affiliées à une caisse de pension et 36 288 CHF (soit 20 % du revenu) pour les personnes sans 2ᵉ pilier ou les indépendants.
Elle englobe toutes les épargnes et placements non soumis aux règles du pilier 3a (comptes d’épargne, obligations, actions, fonds de placement, produits structurés, bijoux, immobilier, etc.). Les versements sont illimités et les fonds peuvent être retirés à tout moment, mais les contributions ne sont généralement pas déductibles des impôts, sauf exceptions cantonales.
| Critère | Pilier 3a (lié) | Pilier 3b (libre) |
|---|---|---|
| Plafond de versement en 2026 | Salariés : 7 258 CHF/an ; indépendants ou personnes sans 2ᵉ pilier : 20 % du revenu net jusqu’à 36 288 CHF | Aucune limite : vous pouvez verser des montants ponctuels ou réguliers selon vos moyens |
| Déductibilité fiscale | Cotisations entièrement déductibles du revenu imposable | Pas de déduction sauf dans les cantons de Genève et Fribourg ; à Genève les montants déductibles varient de 2 324 CHF pour un célibataire salarié à 6 972 CHF pour un couple indépendant ; à Fribourg : 750 CHF pour une personne seule et 1 500 CHF pour un couple |
| Retrait des fonds | Possible uniquement à la retraite ou cinq ans avant l’âge légal ; retraits anticipés pour l’achat d’un logement, création d’entreprise, invalidité complète ou départ définitif de Suisse | Retrait à tout moment sans justification, mais la dissolution anticipée d’une police peut entraîner des pénalités |
| Fiscalité lors du retrait | Le capital est imposé à un taux préférentiel et séparé du revenu ordinaire | Le capital est généralement exonéré d’impôt lors du retrait, mais il est soumis chaque année à l’impôt sur la fortune et parfois sur le rendement |
| Instruments possibles | Comptes d’épargne 3a bancaires, fonds de prévoyance 3a ou polices d’assurance | Épargne libre (comptes, obligations), actions et fonds, produits structurés et polices d’assurance |
| Profil cible | Salariés et indépendants souhaitant optimiser leur fiscalité et préparer leur retraite à long terme | Personnes recherchant flexibilité et investissements sans plafond, ou familles voulant financer des projets à moyen terme |
Les cotisations versées au pilier 3a réduisent votre base imposable. Elles sont déductibles jusqu’au plafond annuel (7 258 CHF pour les salariés avec 2ᵉ pilier, 36 288 CHF pour les indépendants).
Les intérêts et rendements du pilier 3a ne sont pas soumis à l’impôt sur la fortune pendant la durée du placement.
Au moment du retrait, le capital est imposé séparément à un taux préférentiel inférieur à celui de l’impôt sur le revenu.
Les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite, ils ne peuvent être saisis par des créanciers ordinaires et bénéficient d’un taux d’intérêt souvent supérieur à un compte d’épargne classique.
Les retraits avant la retraite ne sont possibles qu’en cas d’achat ou de rénovation d’un logement, de création d’entreprise, d’invalidité ou de départ définitif de Suisse. Toute sortie anticipée non prévue par la loi entraîne la perte des avantages fiscaux et des pénalités.
Le montant maximal est relativement faible pour les salariés à hauts revenus. Lorsque les limites sont atteintes, il est nécessaire de se tourner vers d’autres véhicules d’épargne (pilier 3b, comptes titres, ETF, etc.).
Les comptes 3a bancaires offrent un taux fixe modeste ; les fonds 3a et polices d’assurance permettent de diversifier en actions mais restent encadrés et peuvent être onéreux en frais de gestion.
Aucun plafond annuel : vous pouvez épargner des montants élevés (bonus, héritage) sans restriction et retirer vos fonds à tout moment.
Le pilier 3b permet d’investir dans des comptes d’épargne, obligations, actions, fonds de placement, biens immobiliers ou même des objets de valeur. Cette liberté offre des perspectives de rendement plus élevées mais implique aussi un risque accru.
Bien que les versements ne soient pas déductibles, le capital retiré n’est généralement pas imposé, seules certaines formes (rente viagère par exemple) peuvent être imposées partiellement. De plus, à Genève et Fribourg, les cotisations d’une assurance‑vie 3b sont partiellement déductibles.
Le pilier 3b permet de désigner librement les bénéficiaires dans les limites du droit successoral, ce qui facilite la transmission du patrimoine.
Hors Genève et Fribourg, les versements au pilier 3b ne réduisent pas l’impôt sur le revenu. La contrepartie de la flexibilité est donc l’absence d’avantages fiscaux immédiats.
Le capital et les rendements du pilier 3b sont inclus dans votre fortune imposable et peuvent être soumis à l’impôt sur la fortune chaque année.
De nombreuses offres 3b sont proposées sous forme de police d’assurance. Ces contrats combinent épargne et couverture décès mais incluent des frais administratifs et de risque importants qui amputent le rendement. Des analyses indépendantes recommandent de séparer l’épargne (via un portefeuille d’ETF par exemple) et l’assurance (contrat risque pur), car les assurances mixtes sont coûteuses et inflexibles.
Oui. Le pilier 3b n’est pas un produit unique mais un cadre d’épargne libre. Vous pouvez y loger un compte titres et investir dans des actions, ETF ou obligations comme pour un portefeuille classique. Les formes courantes de placement incluent les comptes d’épargne, obligations, actions, fonds de placement et produits structurés. Pour un 3b orienté retraite, un plan d’épargne en ETF est souvent l’option la plus efficace : les ETF permettent de se constituer un patrimoine sur le long terme à moindre coût, contrairement aux polices d’assurance qui prélèvent des frais élevés.
Le pilier 3b étant totalement libre, rien n’empêche d’y prendre des risques excessifs. Diversifiez vos placements (actions, obligations, liquidités) et adaptez la part d’actions à votre horizon temporel.
Préférez un compte titres auprès d’une banque ou d’un courtier proposant des frais réduits et l’accès à des ETF diversifiés. Évitez les polices d’assurance 3b qui cumulent assurance et épargne et présentent des frais élevés.
À Genève et Fribourg, seules les primes d’assurances‑vie 3b ouvrent droit à une petite déduction. Un compte titres 3b investi en actions ne donnera pas de déduction mais permettra d’éviter l’imposition à la sortie (les gains en capital sur actions ne sont pas imposés en Suisse).
Le choix dépend de votre situation professionnelle, de vos objectifs et de votre horizon de placement :
La priorité est de remplir d’abord le pilier 3a jusqu’au maximum déductible (7 258 CHF). Ce versement procure un avantage fiscal immédiat. Ensuite, l’excédent d’épargne pourra être investi dans un 3b ou un portefeuille libre.
Le pilier 3a est encore plus important car il joue le rôle du 2ᵉ pilier. Vous pouvez y verser jusqu’à 20 % de votre revenu net annuel (36 288 CHF maximum en 2026). Si vous souhaitez investir davantage ou avoir plus de flexibilité pour des projets à moyen terme, complétez avec un pilier 3b.
Les travailleurs frontaliers soumis à l’AVS peuvent ouvrir un pilier 3a. Le pilier 3b est en principe réservé aux résidents suisses, mais certains établissements bancaires l’ouvrent également aux non‑résidents. Dans les cantons de Genève et Fribourg, l’assurance‑vie 3b offre une déduction fiscale modérée.
Le pilier 3a reste intéressant pour profiter d’une déduction fiscale lors des dernières années d’activité. Toutefois, vérifiez la date limite des retraits : le capital doit être retiré au plus tard cinq ans après l’âge légal et les cotisations ne sont plus possibles après cette date.
Un pilier 3b investi en ETF offre plus de flexibilité pour financer des études, une résidence principale ou un voyage sans attendre l’âge de la retraite. Toutefois, il n’offre pas de déduction fiscale et exige une gestion disciplinée.
Les frais varient fortement selon que vous ouvrez un compte 3a/b dans une banque ou auprès d’une assurance. Pour le pilier 3a, les banques en ligne et fondations de prévoyance proposent souvent des frais de gestion compris entre 0,40 % et 0,60 % par an sur les fonds en actions, alors que les polices d’assurance combinées prélèvent des frais de gestion et de risque plus élevés. Pour le pilier 3b, les frais dépendent du support :
Les frais sont composés d’une prime de risque, de frais administratifs et de frais de rachat. Des analyses indépendantes montrent que ces frais réduisent fortement la performance et qu’en cas de résiliation anticipée, une partie des primes est perdue.
Les frais se limitent au TER (total expense ratio) des fonds, qui peut être inférieur à 0,20 % pour certains ETF indiciels. En utilisant un courtier à bas coûts, vous réduisez les charges et maximisez le rendement.
Il n’y a pas de frais de gestion mais les taux d’intérêt sont faibles ; ce support convient pour une épargne de précaution à court terme.
Avant de souscrire, comparez les offres (taux, frais, possibilités de suspension des primes, conditions de rachat). N’hésitez pas à utiliser les calculateurs de prévoyance et à consulter un expert indépendant.
En 2026, les plafonds du pilier 3a restent inchangés et la possibilité d’effectuer des rachats rétroactifs renforce son attrait fiscal. Le pilier 3a reste incontournable pour toute personne soumise à l’AVS souhaitant réduire ses impôts et préparer sa retraite. Le pilier 3b, quant à lui, s’apparente à une enveloppe d’épargne flexible qui peut servir à des projets de vie ou à compléter une stratégie d’investissement à long terme. Il ne confère pas d’avantage fiscal immédiat, sauf en cas de souscription à une assurance‑vie 3b à Genève ou Fribourg, mais il autorise des versements sans plafond et des retraits libres.
Le choix dépend donc de votre situation et de vos objectifs : profitez d’abord des déductions offertes par le pilier 3a, puis utilisez le pilier 3b pour une épargne supplémentaire plus flexible et potentiellement plus dynamique grâce aux actions et ETF. Dans tous les cas, privilégiez des solutions transparentes et peu coûteuses et demandez conseil à un professionnel pour optimiser votre stratégie de prévoyance.
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