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L’optimisation de la fiscalité est une préoccupation majeure pour les frontaliers franco‑suisses. Dans le contexte de la nouvelle période fiscale qui s’ouvre le 1ᵉʳ janvier 2026, l’objectif de cet article est de fournir un contenu actualisé, exhaustif et clair sur les mécanismes permettant d’éviter la double imposition. Les informations ci‑dessous s’appuient sur des sources officielles (Secrétariat d’État aux questions financières internationales, canton de Genève, associations de frontaliers) afin de garantir leur fiabilité.
La double imposition survient lorsque deux pays imposent les mêmes revenus. C’est souvent le cas des frontaliers qui résident en France et travaillent en Suisse : la Suisse prélève l’impôt à la source sur le salaire, et la France pourrait imposer à nouveau ces revenus dans la déclaration annuelle. Comprendre quelles autorités ont le droit de taxer vos revenus est le premier réflexe à adopter pour éviter un redoublement d’impôt.
Depuis longtemps, la France et la Suisse ont conclu des accords visant à éliminer ce phénomène. La convention fiscale franco‑suisse du 9 septembre 1966 fixe les règles générales d’imposition et a été complétée par un accord de 1983 spécifique aux frontaliers qui résident et travaillent dans une bande de 20 km de part et d’autre de la frontière : dans ce cas, ils sont imposés exclusivement dans leur pays de résidence. Ces textes sont régulièrement actualisés pour s’adapter à la réalité des frontaliers et aux nouvelles pratiques professionnelles.
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Prendre rendez-vousLa convention fiscale de 1966 reste le socle des relations fiscales franco‑suisses. Elle précise quel État est compétent pour taxer les salaires, pensions, dividendes et intérêts et comporte des dispositions anti‑évasion. Un accord supplémentaire de 1983 a instauré un régime particulier pour les frontaliers de la zone de 20 km : si vous résidez en France dans cette zone et travaillez en Suisse (ou inversement), vous êtes imposé uniquement dans votre pays de résidence.
Au fil des années, la convention de 1966 a été modifiée pour intégrer les travaux internationaux sur la lutte contre l’érosion de la base d’imposition. L’avenant du 27 juin 2023 vise notamment à encadrer le télétravail et à mettre la convention en conformité avec les recommandations de l’OCDE en matière de lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS). Les dispositions de cet avenant ont été ratifiées en 2025 et entreront en application dès le 1ᵉʳ janvier 2026.
Le télétravail s’est fortement développé depuis la pandémie. Pour éviter que les frontaliers ne perdent leur statut fiscal lors d’une journée à domicile, la France et la Suisse ont signé un accord amiable transitoire en 2022 qui autorise jusqu’à 40 % de télétravail par an sans transférer le droit d’imposition. Cet accord est prolongé jusqu’au 31 décembre 2025. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les nouvelles règles prévues dans l’avenant de 2023 s’appliqueront :
Le canton de Genève synthétise ces régimes : jusqu’au 31 décembre 2025, un frontalier peut télétravailler jusqu’à 40 % de son temps (y compris 10 jours de missions temporaires à l’étranger) sans incidence sur le droit d’imposition en Suisse. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, cette règle subsiste, mais s’accompagne d’un versement de compensation et d’un échange automatique des données fiscales.
Le crédit d’impôt est l’outil principal pour neutraliser la double imposition lorsque vous êtes résident fiscal français et que vous avez déjà payé l’impôt à la source en Suisse. Concrètement :
La méthode du taux effectif permet à la France d’appliquer un taux d’imposition en tenant compte de vos revenus mondiaux (français et étrangers), mais l’impôt n’est calculé que sur les revenus de source française. Par exemple, si vos revenus suisses augmentent votre tranche d’imposition, cette tranche s’appliquera aux revenus français mais pas sur les salaires perçus en Suisse.
Dans certains cas, notamment si vous entrez dans la zone transfrontalière de 20 km définie par l’accord de 1983, vos salaires suisses peuvent être exonérés en France : vous êtes alors imposé uniquement en Suisse (ou vice versa). Ce régime s’applique sous réserve que vous travailliez et résidiez dans cette zone et que votre employeur se situe dans le canton concerné.
Outre la convention de 1966 et son avenant, d’autres conventions spécifiques régissent l’imposition des pensions, dividendes, intérêts et revenus mobiliers. L’avenant de 2023 a pour objectif de mettre la convention en conformité avec les travaux du BEPS de l’OCDE et d’ajouter des dispositions contre la fraude fiscale. Il est donc essentiel de vérifier chaque type de revenu pour déterminer le pays d’imposition.
Bien déclarer vos revenus est indispensable pour éviter pénalités et requalifications fiscales. Voici quelques conseils :
Les règles internationales évoluent régulièrement. Un cabinet spécialisé, tel qu’Euralliance Life ou un expert fiscal local, peut vous accompagner pour optimiser votre situation. Ces professionnels suivent les évolutions législatives et vous aident à choisir entre le crédit d’impôt, la méthode du taux effectif ou l’exemption, en fonction de votre profil (salaire, canton, volume de télétravail, etc.).
Pour éviter la double imposition en 2026, les frontaliers doivent connaître les conventions franco‑suisses, suivre les évolutions récentes et utiliser les mécanismes disponibles (crédit d’impôt, taux effectif, exemption). L’avenant à la convention de 1966, qui entre en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026, met l’accent sur le télétravail : jusqu’à 40 % du temps en télétravail sans transfert de droit d’imposition, compensation financière versée au pays de résidence et échange automatique des données fiscales. En anticipant les démarches et en s’entourant d’experts, il est possible de réduire significativement sa charge fiscale tout en respectant les obligations légales.
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